Camille Claudel, Séraphine Louis et Vincent Van Gogh : trois artistes enfermés en institution psychiatrique (VIDEO)
« Il n’y a pas
de génie sans un grain de folie » (Aristote).
« Tu ne sais pas
à quel point il est décourageant de fixer une toile blanche qui dit au peintre
: tu n'es capable de rien ; la toile a un regard fixe idiot et elle fascine à
ce point certains peintres qu'ils en deviennent idiots eux-mêmes.
Nombreux sont les
peintres qui ont peur d'une toile blanche, mais une toile blanche a peur du
véritable peintre passionné qui ose - et qui a su vaincre la fascination de ce
tu n'es capable de rien.
La vie en soi, elle
aussi, présente toujours à l'homme un côté blanc infiniment banal qui vous
décourage et vous fait désespérer ; une face absolument vierge, aussi vierge
que la toile blanche du chevalet. Mais si banale et si vaine, si morte paraisse
la vie, l'homme doué de foi, d'énergie, de chaleur, sachant ce qu'il sait, ne
se laisse pas payer en monnaie de singe.
Il intervient, fait
quelque chose, part de là, enfin, il brise - il « endommage » disent-ils.
Laisse-les donc dire, ces théologiens glacés ».
Lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo.
Illustration : Le grand bouquet – Séraphine Louis.
Illustration : Bedrooms – Vincent Van Gogh.
Illustration : L'homme penché – Camille Claudel.



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