Rapport de la commission d'enquête sur le service audiovisuel public : un brin de muguet du pouvoir macroniste pour Vincent Bolloré.
Près de cinq mois d’auditions, plus de 65 personnes entendues, énormément de reprises sur les réseaux sociaux et des débats on ne peut plus houleux sur certains médias d’information, notamment et surtout ceux du groupe Bolloré. On peut dire que la commission d’enquête parlementaire sur le service public a fait le buzz. Un show non-stop qui dépassa de beaucoup la curiosité des téléspectateurs de LCP, et pour cause : on parle d’argent public et de gabegies en période de restrictions budgétaires, on met sur le grill des vedettes des médias, le cocktail a de quoi attirer le chaland, jamais en reste, et pas forcément pour de mauvaises raisons, de taper à bras raccourcis sur ce sommet qui nous demande de nous serrer la ceinture en sirotant un millésime Rothschild. Demandée par le parti d’Éric Ciotti dont le rapporteur Charles Alloncle est membre, la commission parlementaire soulève en soi un vrai sujet, celui de l’utilisation des fonds publics à dessein de financer u...