Emmanuel Grégoire : un homme soja pour Paris !

 

Titulaire pendant 25 ans non-stop du fauteuil de Maire de Paris depuis 2001 et la première élection de Bertrand Delanoé, la gauche socialiste entend une nouvelle fois remettre une pièce dans le cochonnet d’un bilan devenu tout sauf glorieux et a intronisé l’ancien premier adjoint de la sortante et bientôt enfin sortie : Anne Hidalgo.

Homme soja de la précédente en froid depuis quelques années avec celle-ci, Emmanuel Grégoire, tel Jack Lang en 1981, nous a récemment avertis : si Rachida Dati et la droite parisienne passent en 2026, nous passerons de la lumière à l’ombre et risquons d’entendre dans nos rues résonner sur les pavés le bruit des bottes.

Pour cet apparatchik copinant avec l’inconnu au bataillon Olivier Faure, l’alternance ne peut nécessairement que déboucher sur le retour à l’âge des cavernes. « On fera un bond de plus de trente ans en arrière », nous prévint il sans rire, étant donné qu’en 1996 Paris, alors dirigé par les époux Tibéri, n’était pas encore livré aux affres de la gentrifrication, des surmulots courant de nuit de poubelle en poubelle, du surendettement, de la Colline du Crack et de Saccage Paris.

Elu sans discontinuer depuis 2002 et l’échec de Lionel Jospin, ce socialiste bon teint père de trois enfants au sein d’une famille recomposée semble avoir une perception quelque peu déformée de la réalité. Si l’on peut accorder quelques bons points au premier mandat de Bertrand Delanoë qui avec sa politique gadgets de grandes fêtes aura marqué de son empreinte la capitale avec trois ou quatre bonnes idées, on aurait bien du mal à en accorder un seul à celle qui lui succéda, laquelle a consciencieusement détruit, elle et sa majorité, à peu près tout ce qui marchait convenablement à Paris.

La mixité sociale ? Paris s’est vidée de ses classes populaires, son centre est devenu une usine AirBnB agrémentée de boutiques Bodum, et dans certains quartiers, trouver une boucherie ou une crèmerie tient de la gageure. La circulation ? Limiter les voies a eu pour mérite d’amplifier les embouteillages et donc d’accentuer, merci la secte EELV et sa méconnaissance crasse de la réalité, les déjections des pots d’échappement dans les naseaux des passants. Vive la Place de la République, symbole de la Nation ? On parle d’un espace fait de dalles toutes brisées avec des fuites d’eau dans le métro, d’absence d’arbres et de jardins et de danger permanent du fait des motos, vélos, trottinettes électriques passant en tout sens à toute allure. La sécurité ? Une explosion des violences et du narcotrafic sur fond de police municipale cantonnée à des missions d’agents d’ambiance prudemment confinée loin des quartiers chauds. La propreté ? Parlez-en à Sandrine Rousseau qui affectionne tant les surmulots.

Passons rapidement sur l’endettement record de la ville, sur les préemptions par la municipalité du bâtiment et de ses conséquences sur le prix des loyers, sur les amourettes de Madame Hidalgo et de Bernard Arnault, sur la découverte en 2021 à l’occasion de sa glorieuse campagne présidentielle de la colline du Crack pas moins de sept ans après sa prise de fonction. Glissons rapidement sur les Rainbow flags en veux-tu en voilà dans le 4ème arrondissement alors que sa majorité rabote les subventions pour l’association Le Refuge qui accueille de jeunes homosexuels chassés de chez eux par leurs parents, également sur l’amour d’une municipalité ouverte aux autres cultures pour ces migrants qu’elle laisse s’entasser sans moufter depuis plus de dix ans vers La Chapelle et Crimée. Passons sur ces millions de subventions déversés à des associations basées à l’étranger dont le parisien ne profite guère et dont il se contrefiche, lui qui jamais n’est invité aux cocktails mondains de l’Hôtel de Ville. Également sur l’argent détourné au logement social de Paris Habitat couvert par I’adjoint au Maire Ian Brossat. Passons sur les haussements d’épaule de Madame Hidalgo taxant les parisiens en charge de l’opération Saccage Paris de militants d’extrême droite.

Passons …

Emmanuel Grégoire, lui, entend faire de son propre bilan table rase et nous demande de bien vouloir nous asseoir sur ces menus détails. Faites-moi confiance, à moi et à cette équipe qui n’a pas démérité et qui connait si bien ses dossiers. Ne vous laissez pas séduire par cette droite qui entend vous renvoyer à l’époque des dictateurs Chirac et Tibéri. Nous sommes le bien, ils sont le mal, nous incarnons le progrès, ils veulent livrer Paris au Grand Capital.

Un homme soja, je vous dis …





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