Le castelet Macaron (extrait de LA FRANCE MACARON de Christophe Cros Houplon - 2018)
Deux passe-plats. En un, le patron de Médiapart. Son
rôle ? Feindre la controverse, sortir
les griffes et rentrer à la niche au premier coup de morsure. Le second, star de la radio pour gentils
auditeurs, le« bon sens près de chez vous » avec insolence en carton, fait presque tapisserie.
Le Président n’est plus à l'école et a rangé ses BIC
couleur. Le Macaron Show suit les préceptes des opérations des grosses fusions
acquisitions des Rothschild. Comme le dira
le dirigeant de la filiale française de la Banque d’Affaires, l'essentiel n’est
pas de mentir mais de proposer la promesse de vente pour que l’acheteur puisse
être séduit. En clair cela s'appelle baratiner tout en y mettant les formes.
Macron s’auto-félicita
du succès de son opération sur Damas. Notre chef des armées se félicite du lancement
de douze missiles ayant douze fois été détruits avant d'avoir pu viser leurs cibles. Douze missiles coûtant
16 millions d'euros commandés à ses amis des médias.
Pour sûr, commande de renouvèlement du stock sera passée sur
nos deniers. Douze sur douze ça fait zéro sur vingt.
Notre chef des Armées a zéro comme Toto et il s'en montre satisfait.
Vu que sa mission consiste à ruiner le pays, on le comprend.
Il renouvela l'affaire des preuves irréfutables des
gazages commis par Bachar el Assad, celles-ci que notre bon ministre Bruno Le
Drian trouva « sur les réseaux sociaux ». Preuves ayant été le
prétexte pour ces bombardements ratés.
Compte-tenu de la Constitution Française et de son
article 68, lequel interdit au Président élu de décider pareille opération sans
en avoir référé aux Assemblées, nous serions en droit de demander à la Haute Cour
de la République de se saisir d'une demande en destitution pour violation de
nos lois les plus fondamentales. Hélas ni Plenel ni Bourdin n'y ont pensé.
Nous eûmes dans la foulée droit à un numéro de vantardise :
« Grâce à moi Trump reste en Syrie ». Macaron tel Aznavour se
voit en haut de l’affiche, et entend l’afficher tel un coquelet dressé sur ses
ergots.
Sauf que ni Trump ni Macron ne décident de cela. Trump a un
Etat Profond qui dicte ses décisions et notre monarque également. Donald a dû
avaler sa moumoute, entendant notre
coq caqueter. On attend son tweet avec impatience.
Poutine, d’après sa petite altesse, s’est montré coupable
de ne pas avoir su arrêter Assad dans sa
fabrication d'armes chimiques. On parle d'armes qu'on peut commander en quarante-huit
heures sur le web et de laboratoires détruits devant des observateurs en 2013.
On parle également de ces laboratoires « soi-disant détruits » par des
missiles français interceptés en cours de route. Et on parle de laboratoires totalement
désaffectés selon les USA, détruits par
des bombes américaines.
Ajoutons que Macron avait téléphoné peu avant les bombardements
à son homologue russe pour lui donner les indications sur ces cibles
bidon. On est face à une entourloupe
consistant à se faire mousser avec des frappes avec un taux d’échec de 75%. Sur
101 missiles, 73 furent interceptés par les syriens, sur fond de déculottée occidentale
en Syrie.
Qu’à cela ne tienne, reprend notre petit Bokassa : la Russie fait de l'obstruction à
l'ONU, l'opération était conforme au droit International.
Et hop, un mensonge de plus.
On finit par une troisième vantardise :
« Grâce à moi Poutine et Erdogan ne pensent plus pareil ».
Sauf que Macaron n'y est pour rien. Rappelons à cet
oublieux que le dirigeant turc l'avait mouché il y a peu au sujet des kurdes et
de sa volonté de se pousser des coudes pour jouer au médiateur. Les turcs se rapprochent des américains et
puis c’est tout, ne crâne pas, Manu !
Erdogan comme Poutine prend Macron pour un bleu. On aura mis
un roquet dans leurs pattes, ils font
avec. A demeure, Plenel et Bourdin bichent.
Sur le plan intérieur, la même méthode. Et Plenel va faire semblant de le tacler sur son amitié avec Bernard Arnaud. Uppercut du
niveau maternelle. Cela permettra au petit roquet
de sortir ses petits muscles puis à son passeur de plats de lentilles de
feindre l'agressivité.
Et on en vient à Notre Dame des Landes : haro sur
les zadistes et silence sur les violences policières. Il semble que des substances
chimiques soient en cours d'examen par les zadistes. Nos flics n'y sont pas allés
avec le dos de la cuillère.
Pour le Président des riches, ces pouilleux n'ont aucun droit,
ceux qui possédaient une parcelle de terrain confisqué par cet Etat qui ne sera
pas fichu de finaliser son aéroport. Pour Macaron, les sans grades, au contraire
de ses amis les 1%, doivent courber l'échine. Se défendre contre une violente
agression ? Selon le thermomètre du spécialiste des Hauts de Bilan, cela
ne fait pas partie de nos droits.
Et les étudiants ? Ah les étudiants contestataires !
Pour Emmanuel Afflelou, une minorité d'activistes à rééduquer au Goulag.
Lexique digne de Michel Debré que cet amalgame, Monsieur le Président, il
faudrait mettre votre dictionnaire à jour !
Sur le fond: la réforme Blanquer, antichambre de la privatisation
de nos universités, rencontre sur le terrain, pas que chez les étudiants, une très vive opposition. Nos jeunes ont
compris le plan. Après France Télécom, La Poste, Air France et avant les
Aéroports de Paris puis de Toulouse, la fameuse « nécessaire modernisation »
pour faire venir vers nous les investisseurs : on connaît la chanson.
Donc la pseudo minorité, en clair majorité pseudo d'extrême
gauche, fait du sitting pacifique et non du blocage, et l'Etat leur envoie les antifas
et les CRS qui les vont castagner vigoureusement.
Plenel le sait, mais Monsieur a ses abonnements à vendre,
alors motus et bouche cousue.
Le cirque Pinder in Élysée effectué, on peut replier le castelet
et ses marionnettes et prendre ensuite le thermomètre de l'audimat. A la prochaine.

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