Anohni.
L’un
permet à l’autre de raccrocher Antony à Anohni, mettant en avant celle qu’est
donc devenue Antony du groupe Antony and the Johnsons que j’appréciais tant au
tout début des années 2000.
The
Johnsons en hommage à Marsha P.Johnson et aux mouvements de Stone Hall à New
York d’où sont nées toutes les identités revendiquées à partir du sacrifice d’une
seule, femme trans afro-américain tuée par des policiers lors de la Marche des
Fiertés en 1992 parce qu’affirmant vent contre marées son identité.
Un
1er album en 2000, un titre, Mysteries
of love, composé par David Lynch et Angelo Badalamenti et interprété par
Anthony / Anohni l’année suivante. Suivront trois autres albums, I am a bird en 2005, The crying light en 2009, Swanlights en 2010, dont le titre et les
thématiques épousent celles du Black
Swann de Darius Aronofsky.
J’en
étais resté là, à ces quatre albums gorgés d’émotions, lesquels ont parmi d’autres
accompagné le trentenaire puis le quadragénaire que je fus.
Puis,
la vie me conduisant en d’autres lieux, j’ai perdu sa trace une quinzaine d’années.
Jusqu’à ce soir où à distance j’écouterai également la musique et la voix d’Anohni. Tranquillement. A distance.
Tout près aussi.

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