Morten O Connor : le vidéaste autiste manipulé par Jim le veilleur a bousillé son œuvre artistique
D’aucuns
disposant de ce qui s’appelle une bonne mémoire se souviennent peut-être d’un
certain Morten O Connor, compositeur vidéaste évoluant dans la sphère
complotiste et ayant connu entre fin 2018 et 2020 une petite heure de gloire,
depuis totalement recouverte par mille et une actualités.
Mis
en avant il y a huit ans par mes soins au travers de ses deux premiers moyens
métrages, Morten O Connor se fit à l’époque une réputation pas mauvaise,
bénéficiant d’une chaine, la mienne, riche de 65 000 abonnés, sur laquelle
je diffusai en son temps son travail, avant d’être relayé en 2020 par une
certaine Georgia Pouliquen.
Depuis
2020, date de publication sur YouTube de son quatrième et dernier moyen
métrage, Morten O Connor non seulement n’a strictement rien produit de nouveau
mais a réussi, sur le bon conseil du gourou Wish de Marrakech Jim le veilleur,
à littéralement enterrer ses talents sous terre. Suicide artistique
réussi !
Normal :
quiconque s’acoquine avec le cossard de Saint Ouen ne peut que perdre des
plumes. Ce sera le cas pour Morten O Connor comme ce le fut pour beaucoup
d’autres, avant et après lui.
O
Connor, on ne va évidemment pas lui en faire le reproche, fut diagnostiqué autiste.
Fâché avec l’école car dyslexique (comme
son ami suisse Philippe Kellerhals, il massacre allègrement la langue française
à l’écrit), sans famille et presque sans ami si ce n’est une condisciple un
peu vieille fille sur les bords (Stéphanie/Hermione),
il vit à quarante ans passés dans une maison sombre perdue dans les bois, non
loin d’un petit village où habitent des gens plutôt âgés qui font penser aux
figurants de Silent Hill.
On
le comprend, le quotidien de Morten depuis dix ans et quelques est fait de
solitude. Entre petits boulots saisonniers et minima sociaux il faut survivre.
Alors Morten tâche de se débrouiller et de se raccrocher au seul fil qui le
relie au monde extérieur : sa connexion wifi.
Du
fait de son autisme, O Connor a du mal à comprendre ce qu’il écoute, à y
déceler le sens profond, également à intervenir à propos, comme le montreront
ses quelques rares interventions sur des LIVE de YouTube, celui chez son gourou
Jim le veilleur, notamment. Il y a avec lui un décalage entre ce qu’il entend
et ce qu’il perçoit, et sa sensibilité aigue fait souvent office de paravent. A
l’oral, il bégaie.
En
d’autres termes, Morten le plus souvent ne comprend pas ce qu’il entend, en
tout cas pas vraiment. Il perçoit un sens plus ou moins flou qu’il rattache à
des visions qu’il appelle « codex », et s’est à force de rester seul
convaincu qu’il voyait plus clair que les autres, voire, les mots sont de lui,
qu’il était « le maitre du temps et des horloges ».
D’où
à revoir ses rares œuvres, aujourd’hui quasi-invisibles, ce sentiment que
Morten, qui met bout à bout des extraits glanés çà et là qui n’ont pas
grand-chose à voir les uns avec les autres, ne comprend tout bonnement pas ce
que ceux qu’il cite comme étant ses références expriment, étant donné qu’il
juxtapose un locuteur qui dit le contraire de ce qu’a dit le précédent.
J’en
veux pour preuve son premier moyen métrage, formellement splendide mais
totalement abscons sur le fond, où il mettra un lien d’équivalence entre une
certaine Claire Séverac et moi avant de mettre en avant mon travail romanesque alors
même qu’il n’a jamais lu une seule ligne que j’ai écrite, étant donné qu’il est
incapable de lire quoi que ce soit.
Concernant
Séverac et ses élucubrations, il faut se pincer pour trouver quelque résonnance
avec moi, tellement ce qu’elle écrivit procède à ce qui s’appelle de la
désinformation. Son livre, La guerre
contre les peuples, est un ramassis de fake news glanées sur des sites
complotistes de l’extrême droite américaine la plus crasse.
Quel
rapport avec moi qui tape à bras raccourcis sur ces bonimenteurs du web ?
Demandez à Morten O Connor !
Dans
les œuvres filmiques d’O Connor l’autiste, le fond ne veut strictement rien
dire. Ce n’est pas en citant un génial astrophysicien ou Martin Luther King
que l’on fait preuve d’intelligence, ça, citer quelqu’un d’autre que soi-même
exprimant une pensée, c’est à la portée de n’importe qui. Quand on a ce qui
s’appelle un cerveau et qu’on n’a absolument rien à dire, on se doit à minima
d’articuler une pensée en organisant ses références et ses citations de manière
à ce que cela fasse sens. Or chez O Connor, le bout-à-bout conduit à de la
bouillie.
Reproduisons ici un des délires dudit Morten, fort heureusement corrigé par un tiers sur le plan orthographique, grammatical et syntaxique.
« Un exorciste », « je ne plaisante pas nullement
avec ces mots », « Tout est consigné dans mon Codex », « ainsi pourras-tu te
libérer de tes démons », « rends-toi à la convocation », « la vérité si tu l’affrontes
te révèlera peut-être ... », « demander pardon », une âme magnifique que j’ai
eu l’honneur d’entendre au téléphone », « elle était faite pour t’aimer », «
voici l’heure de ta dernière souffrance », « tu sembles dépourvu de conscience
», « le pardon est aussi un guérisseur », « alors tu renaîtras », « je suis
Morten O Connor le Prêtre du Temps »
etc :
On patauge dans le délire !
Reste
la forme, en effet splendide, tout du moins pour son travail qui remonte à plus
de cinq ans. O Connor, il suffit d’ouvrir les yeux sur ses œuvres passées,
utilise tant pour le son que pour l’image des logiciels. Il ne sait jouer aucun
instrument de musique, il ne tient aucune caméra, il ne filme aucun plateau,
pas davantage d’acteurs ou de personnages réels. Il fait ce qui s’appelle du
montage, tant au niveau sonore que visuel. C’est donc une sorte de bidouilleur
de génie qui à force de passer des mois penché sur son PC finit par sortir un
produit formellement magnifique mais qui sur le fond ne veut strictement rien
dire.
On
peut dès lors se dire que c’est dommage, cette œuvre morte née et invisible
dont depuis cinq ans aucun nouvel opus n’aura été apporté : car son
auteur, bien que très limité intellectuellement, n’est pas sans
talent. Sauf que la solitude, le fait d’avoir derrière soi pas loin de dix
ans à écouter le pire clown de la dissidence française, celui dont les têtes de
pont de ladite dissidence disent pourtant pis que pendre, également disons-le
une forme de dépression latente, tout ceci a conduit Morten O Connor dans une
illusion d’optique en forme de peau de chagrin, où il se croit lui-même le « maître
des horloges ».
S’il
le dit !


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