TCHI : la nouvelle boutique en ligne de Jim le veilleur.


Jamais deux sans trois, dit le dicton. Le 3ème réseau social lancé par Jim le veilleur, cette arlésienne avec laquelle il bassine son public en le faisant sans devis cracher au bassinet depuis 2022, vient enfin quatre ans après de donner lieu à un produit fini : tchi.app.

 

Cette-fois ci, échaudé par les échecs Awakers puis Karmatv, notre gourou marrakchi s’est enfin auto-convaincu qu’il fallait engager un authentique développeur. Le produit fini est cette fois sur le plan technique irréprochable et conforme au cahier des charges.

 

Petit retour sur le passé histoire de nous remémorer les errances du cossard de Saint Ouen. En 2022 Jim engage sans aucun appel à devis un certain Alexandre Allouche, un margoulin saqué des bureaux de son associé de l’époque Karim Benabdelkader, lequel avait flairé le vendeur de pantalons à une jambe.

 

Allouche avait par le passé vendu des places dans un écovillage fictif au Panama et demandé aux souscripteurs de s’inscrire avec de faux papiers : un profil on ne peut plus adapté pour monter un réseau social, convenons-en ! Jim fera une levée de fond qu’il quantifiera au doigt mouillé à 80 K €. Il encaissera finalement 265 K € et s’achètera au passage une moto à 30 000 € sans débourser un sou de sa poche.

 

Evidemment Allouche s’évanouira avec les 265 bâtons et Jim conservera les USDT. Il chouinera quelques mois, engagera un cabinet d’avocat, lequel échouera à retrouver la trace du développeur fantôme.

 

Suite en 2023. Pas encore échaudé, le gourou Wish de Marrakech engage cette fois un certain Farid dont les compétences en développement de sites ont dû être acquises dans le cadre d’une formation express de deux semaines à l’Ecole Pigier. Profil du Farid en question ? Ex taulard. Informé par l’intéressé, Jim n’y trouvera rien à redire jusqu’à ce que, lui dérobant sa wallet et ses 3200 euros de jetons Zynecoin, Farid fasse la belle.

 

On est fin 2024. Jim n’ayant plus que ses yeux pour pleurer sa wallet évanouie tente de faire chanter Karim Benabdelkader. La suite on la connait : en deux coups de cuillère à pot, l’entrepreneur algérien le renvoie à la niche. Courageux, notre théosophe rétropédale non sans tenter de lui envoyer dans les pattes un attardé mental belge se faisant appeler Permaculteur anarchiste. Autant dire du pipi de chat. Depuis la Thaïlande Benabdelkader finance une class action contre l’influenceur renégat.

 

Arrive la bonne nouvelle : TCHI. Jim ne vit plus guère que de ses thérapies en visio à raison de 53 euros la demi-heure, également de la monétisation de sa chaine TikTok, ce qui est très en deçà de ce à quoi il s’était habitué depuis 2019. Il faut donc diversifier.

 

Tchi lui apportera le complément alimentaire, étant donné qu’avec Jim, rien n’est gratuit.

Au menu ? Formules d’abonnements Premium à 7.99 € mensuels et pro à 14,99 €, soutiens avec prélèvements tous les mois de 20, 50 ou 100 €. Avec cette somme vous qui avez financé ses deux précédents échecs avez le droit de poster des vidéos : aucun complexe, le Jim !

 

« Si vous croyez au projet TCHI et souhaitez l’aider à durer, votre soutien mensuel fait une vraie différence. Il contribue directement au développement, à la stabilité du site, à l’hébergement et à la création d’un espace indépendant ; libre et durable ». On se pince à la lecture de ce baratin digne d’une classe de seconde année de BTS en Techniques de vente.

 

Un peu plus haut, évidemment, une boutique en ligne avec t-shirts et mugs à la clef en mode revente et MLM. On est bien chez Jim.

 

Contacté par mes soins, le talentueux développeur de TCHI (le produit fini, rien à dire, est impeccable) me fera remarquer que contrairement à ce que j’affirme, toutes les mentions légales sont bel et bien présentes sur son site. En effet : s’il faut chercher pour tomber dessus, elles sont là. Rien n’est cette fois fait en dehors des clous. La boutique en ligne renvoie sur la société dudit développeur, Sagax Communication, basée à Vénissieux, les conditions générales de vente sont en ligne, et les paiements atterrissent sur le compte en banque de Sagax en toute transparence.

 

Jim s’est donc totalement abrité derrière son prestataire et n’apparait nulle part. L’ennui c’est que lors de notre premier contact, le développeur m’assurera, contre les propos de Jim, que TCHI est la propriété d’un collectif dont Jim est l’un des membres, ce qui est faux. Jim, en tant que commanditaire de ce réseau social, est bien évidemment celui qui a eu l’idée du volet abonnements et boutique en ligne, dont il parle évidemment dans ses vidéos de promotion. Avec Jim rien n’est gratuit.

 

Pourquoi donc ce jeune développeur essaie de nous faire croire à cette histoire de collectif ? Ne cherche-t-il pas à protéger son client à la demande de ce dernier, Jim étant habitué à utiliser les membres de sa communauté pour tirer à sa place sur quiconque s’attaque à lui ?

 

Il y a bel et bien anguille sous roche avec ce TCHI qui vient après deux réseaux sociaux intégralement payés par les followers de Jim qui tous deux ont foiré : jamais en manque d’un petit billet à se faire, Jim n’a pu s’empêcher d’inventer une nouvelle façon de faire encore cracher au bassinet. Ses activités de thérapeute Wish ne lui rapportant pas assez, il a diversifié ses sources de revenus avec des abonnements Premium et des T-shirts et fait pour cela transiter les gains sur les comptes d’un tiers qui prendra un pourcentage au passage.

 

Le gros des gains finira, je dis ça au hasard, sur le compte en banque de la société de Jim au Royaume Uni dans la plus grande opacité en matière fiscale.

 

L’ennui, c’est que, si mon hypothèse se révèle juste, la Direction Générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) ira jeter un coup d’œil sur ces virements qui partent de Sagax vers un et un seul compte, celui de Jim.

 

Qu’est-ce qui justifie ces virements ? Sur un plan comptable, l’astuce on la connait dans le monde des affaires : une simple facture de prestations de conseil faite par Jim à son développeur. Ça, c’est sur le plan comptable. Mais après, quand on met en face la réalité affirmée par les protagonistes, à savoir que Jim est bel et bien le patron de TCHI, que l’idée du commerce en ligne est la sienne et qu’il l’affirme lui-même face caméra : si vous pensez une seconde que les professionnels de la DGCCRF, habitués à ce genre de montages, vont se laisser abuser ?

 

Evidemment celui qui est en première ligne c’est le développeur : Jim, en bon gourou, se débrouille toujours pour rester planqué, que ce soit au Maroc sur le plan de son lieu de résidence ou en Grande Bretagne sur le plan fiscal, c’est-à-dire hors de la zone U.E. qu’il n’a évidemment pas choisi par hasard.

 

A la première facture honorée à son commanditaire planqué, le jeune homme dont la société est basée en France risque un contrôle. Et ça, notre cossard de Saint Ouen n’y a pas pensé une seconde. Lui, faire prendre des risques à autrui, du moment qu’il palpe, il s’en fiche.

 

Des qui ont perdu leurs économies grâce à lui, il n’y a qu’à se baisser pour en trouver, mais lui, vis-à-vis d’eux, le simple fait d’appuyer sur le bouton « bannir » suffit pour s’en laver les mains. Que ce sympathique développeur risque de se faire interroger à son propos par sa faute et accuser de contribuer à participer à une entreprise sectaire sur fond de blanchiment d’argent, que lui importe ? Jim le veilleur, quand on se penche sur la @réputation du bonhomme, ce n’est pas vraiment le genre de références professionnelles qu’on affiche fièrement dans sa communication institutionnelle …




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