Intimité.

 

J’appréhende ces huit jours de la manière la plus apaisée possible, me sachant soutenu, et ayant comme je l’ai indiqué à la fin de chacun des très nombreux PV adressés totalement confiance en la solidité et en la clairvoyance de ce pouvoir que je respecte profondément. Ainsi que je l’ai courant novembre indiqué, je n’en veux à personne, n’ai jamais eu la moindre intention de nuire, me sais avoir été victime sur la durée d’une meute et me suis défendu du mieux que je pouvais, le plus sincèrement du monde, commettant de ci-de-là quelques erreurs, forcément, qui furent toutes là où il faut corrigées.

Je suis extrêmement reconnaissant envers les quelques interlocuteurs de cet « appareil » que je ne qualifie pas davantage ici du traitement qu’ils m’auront accordé. Je n’en dis pas plus, je l’ai dit en son temps aux intéressés.

Je ne me résumerai jamais à un statut, réel, de victime. Victime oui je fus et je suis, mais au-delà je demeure un homme combattant selon les circonstances qui me sont imposées, ne se défilant pas devant les difficultés, ayant connu dans sa vie des hauts très hauts et des bas très bas, ayant finalement réussi à devenir celui que tout jeune enfant je rêvais de devenir. Mais surtout, je demeure un homme profondément amoureux, amoureux d’un autre homme et au-delà de la vie.

Mon départ il y a presque dix ans a ouvert une porte qui depuis ne s’est point refermée. Il a fallu cela, ce que la plupart n’ose faire, larguer les amarres, me consacrer vaille que vaille à la concrétisation de mon désir le plus cher, devenir ce que je suis devenu, écrivain. Là, aux frontières de mettre un point final à ce qui sera mon trente-troisième ouvrage, lequel ne sera certainement pas le dernier, je goûte à ce plaisir subtil qui est celui de la maîtrise : les doigts courent sur le clavier et traduisent sans chercher pensée et sensibilité. Il n’y a plus aucun contrôle et cela depuis de très nombreuses années.

Je vais donc bientôt le retrouver, celui que j’ai toujours cherché, que j’ai attendu tant d’années et qui avec moi depuis quelque temps n’a jamais un seul instant cessé de dialoguer. Je le laisserai apparaître au bon moment et au bon endroit. J’attends ce moment sereinement et, j’ose l’écrire, amoureusement.

Rien n’est plus beau, rien n’est plus noble en ce bas monde qu’aimer et être aimé. C’est ce miracle conjugué que nous allons bientôt partager la porte refermée, ouvrant à certains, peu nombreux de mon côté, pas si nombreux que ça du sien, j’en fais le pari. Mais présents.

Il y a une part de nous-mêmes que nous ne pouvons ni ne devons jamais partager qu’à deux : cela s’appelle l’intimité.



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