Jordan Bardella et le baiser de Judas.
25 mars 2025. L’évènement
avait alors été remarqué notamment par la presse française. Jordan Bardella, le
Président du Rassemblement National, effectuait le premier voyage officiel en
terre d’Israël jamais effectué par le dirigeant français d’un parti politique
autrefois associé à l’antisémitisme et dont certains des premiers adhérents
étaient des Waffen SS.
Interrogé sur place, Bardella
avait alors assuré être plusieurs fois allé à Auchwitz et ne pas regarder dans
le rétroviseur.
Mal à l’aise, Jonathan Arfi,
le président du CRIF, déclara alors qu’il sentait bien que ce voyage correspondait
à une nouvelle étape du RN dans sa conquête du pouvoir, et qu’il tenait à ajouter
que ce déplacement n’engageait pas les institutions juives de France.
Sur place à Jérusalem, Jordan
Bardella fut accueilli bras ouverts par son homologue local, Meyer Habib,
membre du Likoud donc de l’extrême droite israélienne associée à la ligne
religieuse la plus dure, la ligne du premier ministre israélien dont Habib, qui
fut battu en 2024 aux législatives françaises, est un proche, étant celle de la
colonisation la plus sauvage tant de Gaza que de la Cisjordanie.
C’est cette jonction qui fut scellée
fin mars 2025. Main dans la main, Habib et Bardella ont dans le dos des
électeurs français mis le scrutin de 2027 sous influence.
Depuis, Bardella est devenu
le produit mode, celui qui fait la Une de Paris Match, celui qu’on vante et qu’on
invite sur BFM TV et sur tous les médias du Groupe Bolloré à tire larigot. On
lui fait actuellement cocher une à une toutes les cases du politiquement
correct : après la case antisémitisme, la case Medef. Jusqu’à la suivante.
Toujours aussi balourd, Meyer
Habib en personne a accordé courant avril une interview sur BFM où il fait ouvertement
la promotion du produit Bardella, lequel, nous l’avons compris, ferme délibérément
les yeux sur les exactions de Tsahal, concentrant ses coups à demeure sur une
cible différente, celle que son partenaire de combat LFI entend s’agréger.
Aidé par de grands
propriétaires de médias dont certains ne sont pas le contraire de citoyens
franco-israéliens, le gouvernement d’extrême droite d’un état étranger a décidé
d’influencer directement sur un scrutin présidentiel, celui de 2027, en France,
afin de continuer par le nouvellement élu à exercer une défense de ses propres
intérêts.
Le dindon de cette farce
politico médiatique s’appelle le citoyen français, celui à qui on veut faire
croire qu’il vote en toute liberté sur la foi de ses convictions bien
comprises. Citoyen qui accordant sa confiance à un freluquet âgé de trente ans
piloté par d’énormes intérêts ne mettra pas deux mois une fois en situation à comprendre
qu’il s’est une fois encore fait gruger.

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