Sarah Knafo : la Schtroumpfette de Gargamel en piste pour 2027 !

 

Branle-bas de combat dans le petit landernau parisien : Sarah Knafo, la Schtroumpfette de Gargamel, vient de prendre la 5ème place avec 27% d’opinions favorables au Top 10 des personnalités préférées de nos cher gaulois, derrière Jordan et Marine (39 et 38%), Marion Maréchal (28%) et Dominique de Villepin. Pour trouver un gugusse à gauche, il faut descendre à la 10ème place où s’embête François Ruffin.

Du coup on se pose de plus en plus sérieusement la question du grand remplacement d’Eric Zemmour en 2027 par sa maîtresse, celle qui en 2022 fut l’architecte et le cerveau d’un fiasco conduisant le supposé compétiteur d’Emmanuel Macron au deuxième tour et diagnostiquant la mort cérébrale de Marine Le Pen.

Coupable et responsable de ces piteux 7% suivis dans la foulée par zéro députés Reconquête élus à l’assemblée nationale, la stratège en chef a décidé de mettre le schtroumpf grognon de Vincent Bolloré sous cellophane, d’enfiler une robe jaune citron, de cueillir un bouquet de jonquilles et, riche de plus de 514 000 followers sur Instagram, de masquer ses propres échecs en endossant le job elle-même.

Candidate tous sourires obéissant aux canons de la communication numérique dernier cri, pompant sans vergogne les méthodes ayant réussi à conduire Zohran Mamdani au poste de Maire de New York sur des thématiques rigoureusement inverses (« Une ville heureuse », nous promit-elle), l’énarque souverainiste dont la vivacité intellectuelle, le cynisme et la capacité à avancer masquée pour agréger quiconque peut servir ses ambitions personnelles a fini par se convaincre, elle que les parisiens du XVIème arrondissement accueillent comme si Jeanne d’Arc était de retour, qu’elle était la mieux placée.

A l’heure du vide intersidéral et de la starisation d’un Ken labellisé RN, elle qui a ce qui s’appelle un logiciel idéologique, une culture, un physique, un aplomb, un CV et une formation solide a par comparaison raison : pourquoi se gêner compte tenu du niveau de celles et ceux qui prétendent au trône, et notamment de cet amant quasi septuagénaire bien peu séduisant pour les classes populaires ?

Et si c’était moi, se demanda un soir la Schtroumpfette en regardant dans le miroir de la salle de bain Éric-Moise Gargamel enfiler un pyjama deux fois trop grand pour lui ? A côté de Jordan et de sa Barbie des Deux Siciles, le couple qu’elle forme à ses côtés, difficile de concourir.

En dix ans, Sarah passa de Quéquette avec Louis Sarkozy à Requéquette avec Eric Zemmour. On l’apprit de la bouche de l’intéressé, 2022, sans elle, sans sa niaque, sans son entregent, sans ses réseaux, tout cela n’aurait jamais existé. Lui, à l’époque, y croyait à peine, et elle, depuis son propre appartement rue Bonaparte, organisait déjà sous ses yeux les troupes d’une présidentielle à laquelle il n’avait pas encore dit banco.

Comment lui résister, à cette Sarah qui depuis l’ENA parvint à attirer à ses conférences des personnalités aussi différentes que Jean-Pierre Chevènement, Hubert Védrine ou Jacques Attali auxquelles l’intrigante s’était bien gardée à l’époque de décliner ses options idéologiques ? Si chacun s’accorde sur les évidentes qualités intellectuelles et conceptuelles de la donzelle, les mêmes l’affirment dans la foulée : avançant masquée telle Circée, Sarah est avant tout une séductrice et une élitiste rompue aux intrigues dans les cabinets feutrés d’individus comme elle-même surdiplômés.

Populiste jusqu’au bout des ongles, elle sait feindre de s’intéresser aux problèmes des petites gens mais se contrefiche comme d’une guigne de leurs problèmes de fins de mois, comme elle le fit comprendre à cette ancienne adhérente de Reconquête, la pasionaria des Gilets Jaunes Jacline Mouraud, dont elle obtint la tête.

Knafo, ses obsessions on les connait, ce sont les mêmes que celles de ces grands patrons qui comme Vincent Bolloré font de la lutte contre l’immigration et la prétendue gabegie budgétaire et fiscale leur ABC. Ces grands patrons dont on trouve quelques spécimens dans ce XVIème arrondissement dont Knafo est aujourd’hui conseillère municipale sont loin de représenter la totalité du capitalisme cocardier mais représentent une de ses tendances de fond les plus en vogue.

Pour comprendre leur logiciel et donc le sien, il suffit de traverser l’Atlantique et de voir ce que fait depuis janvier 2025 celui que Sarah admire, ce Donald Trump dont elle assista à l’intronisation. Les mesures défendues par Reconquête sous pavillon Sarah Knafo, ce qu’elle vend à des naïfs comme étant du souverainisme, n’ont pas grand-chose à voir avec les intérêts de la nation mais avec ceux bien compris de certains milliardaires. Ce faisant, pour convaincre le petit peuple de la nécessité de tailler à la serpe dans les impôts et prélèvements dont (rappelons-le) plus de 60% de ce qui est prélevé aux français leur sont redistribués, quoi de mieux que d’imiter les méthodes mensongères des équipes de communicants d’Elon Musk ?

Knafo, quand dans des shorts percutants sur Instagram elle fait parler les chiffres, c’est toujours pour les faire mentir. Confondre volontairement des prêts remboursables et créateurs d’emploi pour des ressortissants français avec des dons afin de demander la suppression de l’Agence Française de Développement : on ne peut croire que cette Magistrate à la Cour des Comptes, quand elle ment avec un pareil aplomb, ne sait pas ce qu’elle fait. Quand feignant depuis le Parlement Européen où elle siège depuis 2024 de dénoncer l’euro numérique prétendument totalitaire pour ensuite apposer sa signature sur un document rédigé par ses adversaires macronistes exprimant la position rigoureusement inverse, on peut se poser la question : de qui Knafo, celle qui à Bruxelles dit l’inverse de ce qu’elle clame à Paris, est-elle le nom ? Et s’il ne fait aucun doute qu’elle porte des convictions, cela l’autorise-t-il de débiter avec un sourire aussi décomplexé autant de mensonges pour parvenir à ses fins ?

Quand on se retourne sur la fulgurante ascension de la théoricienne de l’Union des Droites qu’elle mit en scène dès 2019 en conviant au micro Éric Zemmour, Marion Maréchal et Robert Ménard, que constate-t-on ? Les cadavres s’accumulent dans les traces des escarpins de celle qui cache de moins en moins ses ambitions présidentielles. Du comité exécutif de Reconquête en 2022, qui reste-t-il finalement ? Combien de départs, combien de têtes coupées ? Séduite par Sarah Knafo, Marion a fini par revenir au bercail et à défaut d’embrasser tantine de taper la bise avec Bardella. Les prises du RN des derniers mois de la présidentielle de 2022, combien sont restés ?

Reste celle qui a fini par quitter l’ombre pour servir la seule cause qui au-delà de ses mantras idéologiques semble l’obséder : elle-même et ses reflets dans le regard d’électeurs charmés par ses attraits. Un destin de Schtroumpfette à jonquilles que celui de la compagne de l’auteur du Premier sexe qui dans cet ouvrage datant de 2006 écrivait que les femmes n’étaient pas faites pour la politique.




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