2027 : Bruno Retailleau se prend un râteau.

 

Bruno Retailleau, le candidat qui ne décollera tellement jamais que son retrait de la course présidentielle pour rejoindre la queue entre les jambes Edouard Philippe parait probable est un bébé de Philippe de Villiers. Membre du parti réactionnaire de ce catholique poussiéreux ami d’Éric Zemmour depuis sa création en 1994, il sera directeur du Puy du Fou et successeur de De Villiers à la tête du Conseil Général de Vendée.

Retailleau c’est la vieille droite catholique qui n’aime ni les homosexuels (il sera en tête de pont pour s’opposer au Mariage pour tous en 2013), ni les musulmans ni l’immigration. Il sera longtemps un proche de son voisin sarthois François Fillon, disparu depuis chez Gazprom, échouera à prendre la tête des LR devenu un petit parti avant de l’emporter en 2025 face à Laurent Wauquiez contre lequel un âne avec un chapeau pointu sur le crâne aurait gagné.

Depuis, cette espèce de proviseur des Choristes (un « pion ») antipathique au possible dont la tête en forme de melon ne passe plus les portes se voit un destin présidentiel. On le plaint.

Retailleau a après la dissolution de 2024 intégré comme ministre de l’intérieur trois gouvernements successifs sous la présidence d’Emmanuel Macron remplis à ras bord de ces socialistes et de ces centristes qu’il conchie, et notamment d’anciens LR virés par le parti qu’il préside actuellement : bonjour la cohérence ! Une fois en poste il multipliera les coups de menton médiatiques s’échouant sur le mur du réel. Sa gueulante et son bras de fer contre l’Algérie ? Un soufflé au fromage sans conséquence. Sa mesurette pour augmenter la durée de détention dans les CRA pour les OQTF ? Retoquée par le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel dans la foulée.

Depuis que cet olibrius s’est fait désigner candidat officiel par les militants de son micro parti il a spectaculairement disparu des radars. Momentanément populaire pendant un an Place Beauvau il s’est grillé en une crise de nerfs au sujet de l’entrée de Bruno Le Maire dans le gouvernement Lecornu, obligeant ainsi le premier ministre à démissionner pour finalement revenir dans la foulée, cette fois sans lui. Les français ont alors compris que nous avions affaire à un éjaculateur précoce doublé d’un impuissant. Immature et infantile par-dessus le marché. Et ça s’imagine à l’Elysée.

Pendant cette pré campagne où le sieur de Vendée parcourt le territoire en passant de salles des fêtes de villages en diners débats devant un public de retraités, on n’entend guère porter sa voix, laquelle est frappée d’atonie. Ce surveillant des bonnes mœurs anachronique avec son temps donne l’impression de confondre la France avec le parc du Puy du Fou qu’autrefois il dirigea : ses coups de menton et ses coups de com ne déplacent guère nos plumitifs des médias, davantage séduits, et on les comprend, par les aléas feuilletonnesques du couple Marine et Jordan comme par les envolées de Mélenchon, tellement plus télégéniques.

On le donne à 7% alors qu’à la même époque Valérie Pécresse, dont on a tous vu jusqu’où elle s’est envolée, flirtait avec une présence au second tour.

Juste retour des choses pour cet opposant borné au Mariage pour tous : non Bruno, tu peux replier casaque, cet hymen se fera sans toi.




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