Présidentielles 2027 : pourquoi les sondages actuels ne veulent rien dire.

 

Septembre 2016, souvenons-nous, on nous annonçait le retour du duel Sarkozy vs Hollande et on tablait également sur Alain Juppé à l’Elysée, lequel dépassait les 30% d’intention de vote dans certains sondages comme une certaine Marine Le Pen. Macron, lui, était une « bulle médiatique », Hamon n’était pas en piste, Fillon non plus.

Décembre 2016 : out Sarkozy, Hollande et Juppé. Les sondages font entrer Fillon à l’Elysée, et Macron commence enfin à se faire entendre. La bulle médiatique est devenue le 3ème homme. Marine flirte toujours avec les 30%.

Tout le jeu se mettra en ordre de bataille à compter de la fin janvier comme à chaque fois. Une campagne présidentielle se joue sur trois mois et trois seulement.

Septembre / décembre 2021. Zemmour est donné au second tour. Puis Valérie Pécresse. Marine est sous respiration artificielle. Elle ressuscitera spectaculairement en février et finira à 42%. Zemmour, lui, plongera, et Pécresse n’atteindra pas 5%.

En attendant que ce soit en 2016 ou en 2021 des milliers d’articles et d’émissions auront glosé sur ces scénarii perdants. Dans l’entre-soi. Les médias ayant besoin de publicité il fallait bien tartiner à vide. Les électeurs, eux, vivaient leur petite vie.

On retrouve actuellement exactement le même phénomène. On teste des canassons qui ne se présenteront probablement pas (Attal) et qui sont là pour s’assurer une place en cas de succès de leur ligne. On a élu Jordan avant le 7 juillet et Marine depuis. On glose sur les dynamiques de Le Pen et de Mélenchon, lesquelles existent bel et bien mais omettent l’essentiel : comme dans la fable de La Fontaine (« Il faut partir à point ») l’essentiel est de durer. La dynamique de X peut tout-à-fait s’inverser, demandez à François Fillon qui en une semaine a tout perdu. Souvenez-vous de Ségolène sur la muraille de Chine et de la bravitude. En un mot malheureux elle perdit une pole position qu’elle ne retrouva jamais plus.

Messieurs les plumitifs, vous avez pour habitude de rester entre vous dans le VIIème arrondissement tout en parlant à notre place. A chaque fois on vous rabat votre caquet et à chaque fois vous récidivez. La loi est pourtant simple à comprendre et elle s’est toujours vérifiée : cette obsession présidentielle est la vôtre. Nous avons compris vos idéologies et vos souhaits de nous faire élire untel et rejeter unetelle, vous de France Inter comme vous d’Europe 1. Mais in fine nous ferons comme bon nous semble et vous serez obligés comme toujours de ramer.




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