Teddy Rinner renvoie la commère Pascal Praud dans les gradins
Le
champion judoka Teddy Rinner a commis aux yeux de la commère de CNEWS Pascal
Praud un crime de lèse-majesté. Lequel ? Avoir exprimé son point de vue de
citoyen quant au scrutin de l’an prochain et l’avenir de son pays en interview.
Pour
cet ancien commentateur sportif de TF1 ayant dans les premières années de sa
carrière mis en scène des footballers français à la peau noire grimpant comme
des singes dans un arbre, qu’un sportif de haut niveau né en Guadeloupe et à la
peau noire exprime un son de cloche différent du sien, c’est tout bonnement
insupportable.
Etant
donné que Praud est profondément raciste.
Qu’à
dit notre champion âgé de 37 ans ? « Ce qui m’angoisse, c’est la
tournure que prend le pays. Ça m’angoisse, même moi, sportif de haut niveau. Ça
m’angoisse de voir la montée des extrêmes, ça me fait flipper. »
« Des deux extrêmes ? », demande alors le journaliste. Teddy
Riner précise sa pensée : « De l’extrême droite. Oui, oui, il
faut appeler un chat un chat. »
Ni une
ni deux la concierge de service de Vincent Bolloré est sortie des
gradins et a voulu siffler le carton rouge :
« Teddy
Riner ne craint pas l’insécurité, la dette, l’islamisme… Non ! Ce qui le
fait flipper, comme il dit, ce n’est pas non plus l’antisémitisme rampant de La
France insoumise ou le bilan cataclysmique de son grand ami
Emmanuel Macron, non, ce qui le fait flipper c’est l’extrême
droite », a-t-il dénoncé dans un monologue à charge contre l’homme aux
cinq médailles d’or olympique.
Selon
lui, Teddy Riner « dit ce qu’il faut dire quand on est comédien,
footballeur, intellectuel et qu’on vient à la télévision », accusant
le sportif de s’être acheté un « brevet de bonne conscience à peu de
frais » avec cette sortie et jugeant même sa déclaration « convenue,
attendue, vide d’argument » et sans doute « contre-productive ».
Pascal Praud termine en avançant qu’« il est possible que les paroles
de Teddy Riner sur les extrêmes agacent les français ».
Avant
de se faire renvoyer dans les corners avec classe par le judoka :
« J’aime
profondément la France », affirme-t-il en soulignant le fait que
« les solutions ne viendront ni des surenchères, ni des recettes du
passé qui ont montré leurs limites ». Un tacle à peine voilé aux discours
conservateurs et réactionnaires qui
inondent les antennes de CNEWS chaque jour. « Le droit de s’exprimer
appartient à chaque citoyen, quel que soit son parcours. Qu’on ne
partage pas mon avis, c’est le jeu du débat », admet-il avant
d’affirmer son intention de « participer au débat d’idées sur
l’avenir de cette France que nous aimons toutes et tous ». Le tout
avec « humilité et conviction ».
Sur-présent
sur les antennes du Groupe Bolloré, le boomer salarié surpayé Pascal Praud n’a
jamais contrairement à Monsieur Teddy Rinner jamais remporté de médaille,
jamais combattu, jamais eu besoin de quelque entrainement pour faire ce qu’à
prix d’or il fait depuis des années : commérer et commenter en ayant la
prétention, lui le bourgeois des beaux quartiers habitué aux repas à cent
euros, à parler au nom de ce peuple français qu’il ne fréquente pas. Sa vulgate,
celle des populistes, est celle de ce fameux bon sens qui est en termes
de pensée une imposture. Car qu’est-ce que le bon sens auquel se réfère
quotidiennement ce chroniqueur sportif intellectuellement limité si ce n’est le
prisme de sa propre idéologie appliqué à la vie courante ?
Teddy
Rinner lui a intelligemment rétorqué que non, l’immigration n’est pas le sujet
numéro un qui obsède les français mais bien le pouvoir d’achat. Mais ça, pour
en avoir conscience, il faut fréquenter les petites gens et non Elizabeth Lévy,
Charlotte D’Ornellas, Eric Zemmour, Sarah Knafo, Philippe de Villiers et William
Pierre Golnadel tous les jours à la cafétéria de Bolloré, c’est-à-dire cette
smala de nantis réactionnaires qui se pignolent au souvenir d’une France
éternelle qui n’ayant jamais existé ne reviendra jamais.
Qu’un sportif
de haut niveau qui a moult fois fait honneur à son pays (11 titres mondiaux
dont 5 médailles d’or olympiques : Teddy Rinner est le plus titré des judokas
français) remette publiquement à sa place un petit commentateur sportif de troisième
catégorie, en d’autres termes dans les gradins, est un plaisir de gourmet.
Et non
la commère Praud, tu n’es pas l’arbitre des élégances. Que cela te plaise ou
non Teddy Rinner est un symbole de réussite et d’intégration à lui tout seul,
son parcours force le respect, et en ces temps troubles où des individus de ton
espèce nous divisent sa parole compte et pas qu’un peu.

Comments
Post a Comment